08 juillet 2007
La Ville Rose
Départ demain pour Toulouse avec ma môman. I'll be back mardi soir.
A mon retour, il faut que je vous parle de:
- comment j'ai été malade en bateau toute une après-midi... - l'angoisse.
- comment j'ai dégoté un 24h Gérard Darel à 96 euros! - (rien que de l'écrire, je m'aime encore plus!)
Je suis évidemment preneuse de bons plans shopping, visite et resto! Princesse Audrey http://princesseaudrey.hautetfort.com/ c'est un appel!...
06 juin 2007
Les aventures de Dolorès au concert de Beyonce
J'adooooooore les shows à l'américaine (à ne prononcer qu'uniquement avec l'accent de Patrick Bosso!) - Comment ça je répète la même vanne que dans le précédent billet?!...
ça faisait longtemps qu'on l'attendait celui-là avec les coupines, le show à l'américaine de Beyonce au Dome de Marseille le 29 mai - The Beyonce Experience... Des mois qu'on avait les places, une d'entre nous rentrait même exprès de Corse...
Vraiment nous les coupines, on aime les shows à l'américaine.
Comme on est malignes, on est arrivées pile poil ni trop à l'avance ni trop en retard, histoire d'avoir des bonnes places assises (parce que debout dans la fosse, j'en ai déjà fait les frais au concert de NAAST, c'est plus de mon âge...)
Le show débute dans un flou mystique, fumée et musique qui fait monter la pression - oh p*tain elle va bientôt arriver, j'y crois pas, j'y crois pas, j'y crois pas, dis moi pas qu'c'est pas vrai! La star arrive à la Johnny Hallyday (je crois que je devrais plutôt inverser la comparaison non?), la scène s'ouvre et elle monte les marches genre apparition - non, non, vous ne rêvez pas c'est bien moi Beyonce. Et vas-y qu'elle envoie la sauce (vas-y qu'elle envoie la sauce?!), "Crazy in Love", "Crazy" de Gnars Barkley, et elle en jette - franchement - tellement qu'on dirait presque du playback... mais non c'est pour de vrai.
Et comme je disais, nous assistons à un vrai show à l'américaine. Déjà, il y a la scène, façon cabaret (comme on peut voir sur la photo...), les marches qui s'allument, le fond style petites ampoules... Il y a aussi les artistes... aaaah les artistes..., si on savait pas que Beyonce sortait des Destiny's child, on aurait pu croire que c'était une ex spice girl, "Girl Power" à fond - une équipe à 90% féminine: 100% de musiciennes et quelques mââââles dans l'équipe des danseuses, ce qui crée une ambiance on est vraiment des cops' et on s'éclate sur scène à faire des beaufs.
Comme Beyonce est une vraie star, elle sait que dans un show à l'américaine on ne refile pas comme ça ses tubes, on les "réinterprète". Et ça donne donc du "Baby Boy" façon reggae et d'autres façon l'orchestre symphonique de la Star Ac' ou Céline Dion sur le Titanic.
Beyonce ne serait pas Beyonce sans ses tenues extravagantes, c'est bien conuu, et bien là, elle nous a sorti l'intégralité de sa garde robe - d'une grande variété - de la robe dorée, de la robe argentée, de la robe en lamée et de la robe en lurex, du satin, de la mousseline, des perles, des plumes, des strass, bref du show à l'américaine. Mais respect, respect, respect, c'est une pro du spectacle, pendant plus de 2 heures, elle a tout donné comme on dit - même qu'elle transpirait de la moustache et que j'ai enfin eu la preuve que j'avais une vraie personne devant moi et pas un robot du spectacle.
Et puis comme un show à l'américaine ne serait pas un show à l'américaine sans les petites interventions de ladite star, ça a donné du "Tous avec moi!" - en anglais - repris par 2, 3 personnes dans la salle parce personne ne comprenaient ce qu'elle disait... Ben oui parce que Beyonce, elle a quand même fait son américaine à fond, elle a même pas fait l'effort de dire "Public je vous aime" ou "Comment ça va Marseille?" ou encore "Je suis très heureuse d'être ici avec vous"... niet! Bon je l'aime pas moins pour autant parce que moi j'ai tout compris mais bon... il y a quand même eu quelques interractions manquées du genre "Qui a acheté mon dernier album?!..." - pas de réponse (car en anglais) donc enchaînement sur "Et l'avant dernier?!...", ou bien, "Tous avec moi!... (gros blanc)... Allez on la refait, tous avec moi!.... Ouais c'est pas mal!..." et le clou du spectacle "J'espère que vous avez apprécié The Beyonce Experience" ("The Beyonce Experience" écrit en gros sur les écrans géants genre voilà c'est la fin du Space Mountain, j'espère que ça vous a plu...)
En même temps on lui pardonne tout à Beyonce, elle le vaut bien, et on s'est vraiment éclaté façon shake ton booty et puis faut pas trop en demander non plus, comment concilier show à l'américaine et proximité avec le public, ça me parait impossible, non?...
05 juin 2007
Les aventures de Dolorès à l'Opéra
J'adooooore aller à l'Opéra! (à ne prononcer qu'uniquement avec un posh of course!)
Il y a 2 semaines (oh mais ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu!) je suis allée voir La Walkyrie de Wagner (ouaip j'me la pète et j'étale ma confiture!)
Quand je vais à l'Opéra, je sens vraaaaaiment que j'y vais pour me cultiver (j'y ai d'ailleurs croisé un prof de ma fac pour vous dire..., vraiment l'Opéra, c'est pour les gens très très intelligent !)
Comme dit un autre prof de la fac, je sens que je rentre dans l'âge de la culture - qu'il situe à environ 30 ans, mais j'me sens culturellement précoce... c'est du 2nd degré, faites pas cette tête!
Oui j'ai envie d'ouvrir mon horizon, voilà tout. Et puis comme j'aime bien le théâtre, je me suis dit que the next big step, c'était l'Opéra. En plus à l'Opéra les gens ils sont encore plus classe qu'au théâtre, il y a plus de femmes en grandes robes du soir et même qu'il y a encore des hommes en queue de pie (et non je ne parle pas du chef d'orchestre!)
Mais le truc, c'est que ne s'improvise pas amateur d'Opéra qui veut (quand j'utilise le terme "amateur", je parle bien sûr du doux euphémisme que la langue française emploie pour dire "vraiment calé en la matière").
Quand je vais à l'Opéra, je me fais petite... je me fais petite parce que je ne suis pas une amatrice, je suis très bon public à l'Opéra! J'aime tout et je trouve que tout le monde chante bien! C'est affreux!... Mais oui c'est affreux! Je me sens horriblement bête lorsque je trouve une scène particulièrement émouvante et que j'entends "Roooh mais c'est un scandale de rater cette note!" Et puis comment je fais moi pour converser avec mon voisin qui dixit "est beaucoup plus wagnérien que mozartien " - oui ben j'ai oublié comment il avait qualifié les justement amateurs de Mozart!... Je ne peux qu'acquiescer et compatir à son désarroi, car pour son malheur, on ne joue que du Mozart à Aix et il lui faut donc se déplacer sur Marseille pour voir un Wagner... ben oui la vie est ainsi faite...
En plus à l'Opéra, ils sont un brin sectaires... Ils ont bien des tarifs étudiants mais sur le questionnaire "pour connaître leur public", ils mettent pas la case socio-professionnelle "Etudiant", ni même "Autre"... c'est frustrant tout de même de ne pas être reconnue! Idem pour les goûts musicaux autres que l'Opéra, il y a bien la case musique de chambre, variété française, world music, il y a même du rock and roll,... à quand le rap et rnb! J'ai dû le rajouter tout comme "Etudiante" sur le côté de la feuille! J'avais un léger sentiment d'être hors-sujet, c'est vrai!...
Enfin..., tout ça pour vous dire que d'après les critiques c'était du graaaaaand Wagner, ma-gni-fi-quemment bien interprété donc je peux me permettre de vous dire que c'était génial et que ça déchirait grave de la bombe qui tue!
Demain, les aventures de Dolorès au concert de Beyonce
Crédit photo: www.forumopéra.com
09 mai 2007
I'm back! (et le concert des NAAST)

Désolé les ami(e)s pour l'absence prolongée, je traverse actuellement et depuis quelques semaines une douloureuse épreuve mais ça y est, je me sens d'attaque pour revenir parmi vous. Me revoilà donc et pour mon grand retour (oh ça va, un peu de mégalomanie n'a jamais fait de mal à personne...), parlons du concert des NAAST auquel je suis allée vendredi dernier au Poste à Galène à Marseille.
NAAST, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est ça:
NAAST, c'est un groupe français de petit djeuns' de 18 ans qui font du rock anglais à la sauce française, le tout (ou surtout) en étant bien looké: slim, chaussures pointues, chemise, veste de costard, petit foulard et borsalino, telle est la panoplie du Naastien de base et donc du parfait Naastophile (photo à l'appui). Leurs détracteurs diront qu'ils ont tout du boys band, moi je m'en fous et je cris Gustave je t'aaaaaime!!!!!! à tue-tête (Gustave, c'est le chanteur à la gueule d'ange... soupir...)
Ca c'était pour vous situer le groupe, mais parlons plutôt du concert.
Détail qui a son importance: J'y allais avec l'Amoureux - eh ouais.
Je sais pas si vous vous rappelez l'épisode du concert de Grand Corps Malade (http://doloresartoriale.canalblog.com/archives/2007/02/05/3909519.html#comments), et ben là c'était pire. Petite parenthèse, Marseille est un village! J'ai croisé la petite mamie du concert de Grand Corps Malade l'autre jour à Monop', elle était ravie ravie ravie que je la reconnaisse, et pour ne rien changer aux bonnes habitudes elle ne m'a pas lâché sur le concert de Grand Corps Malade à Aix le 31 mars dernier.
Mais revenons-en au concert.
Que je vous situe la soirée: L'Amoureux est, comme à l'accoutumé lorsqu'il doit m'accompagner à des trucs qui ne le branchent pas, fatigué de sa semaine. En dialecte l'Amoureux, ça veut dire faire la gueule.
Sur la place il est écrit 20h30. Avec l'Amoureux nous faisons en sorte d'y arriver sur le coup des 20h45, histoire de pas trop avoir à attendre. En se garant près de la salle, le spectacle commence, que des petits attroupements d'ados et préados accompagnés de papa, maman. Gloup - la soirée débute mal pour l'Amoureux... - C'est une blague ou quoi? On va au concert des Worlds Apart là?!... Heu mais non chéri, menfin pourquoi tu dis ça?...
Dans la salle, que des midinettes de 15, 16 ans, des grandes blondes d'1m80, teint parfait, cheveux coiffés décoiffés façon Kiki Kristen Dunst et pas un gramme de cellulite. Ca j'le sais, le look slim/petit débardeur/converse ne pardonne pas - c'est d'ailleurs pour ça que je prends toujours soin de porter une tunique avec un slim. Menfin j'exagère, les looks étaient quand même variés, il y avait du slim/débardeur/converse façon Kiki..., du slim/débardeur/converse façon Avril Lavigne... du slim/débardeur/ ballerine (une variante) et même du slim/débardeur/bottes alors..., bref comme je disais plus haut du parfait Naastophile pile poil dans la tendance actuelle.
Moi comme chuis une grande d'abord, j'avais aussi fait mon ado rebelle, j'avais laissé mon slim et mes converses de tous les jours au placard, et j'y suis allée nonchalamment en jean taille haute large et talons. L'Amoureux a rien compris. Depuis quand tu mets des talons pour aller à un concert?... Chuuut! Tu vois pas que j'me démarque là?!
Well, well. 21h30, Les NADJ arrivent. Les NADJ, c'est le groupe de 1ère partie. NADJ, NAAST, l'Amoureux trouvent que ces noms là, ça craint. 22h15, 3/4 d'heures de cris d'homme des cavernes et de crises d'épilepsie ambulantes ont déjà achevé l'Amoureux. Moi aussi je suis à l'agonie mais je lui réponds "Meu non c'était super sympa, tu comprends rien"... 23h00, les NAAST arrivent enfin. La salle est en folie, ça crie, ça piaille, ça pleure presque et ça envoie des culottes sur la scène - si si - pour de vrai. Bizarrement je ne me sens pas du tout à ma place dans cette foule - je ne parle même pas de l'Amoureux - alors nous reculons un petit peu, et même franchement jusqu'au fond de la salle où perchée sur une marche d'escalier finalement j'y vois beaucoup mieux. On était d'ailleurs pas les seuls à avoir compris le coup, le fond de la salle était réservée aux papa et maman. On a donc passé la soirée au milieu des papa et maman qui étaient encore plus ravis que nous d'être là, les pauvres, eux il avaient en plus à regarder si c'était pas leur fillette de 12 ans qui fumaient sa 1ère clope là bas et qui jetait sa culotte, l'angoisse...
Bilan: J'me sens à ma place nulle part, ni chez les "Hiii mais oui le mec là bas c'est le mec que j't'ai dit qui faisait Latin avec moi!!!!" ni avec les "Chéri! Attends, t'en va pas si vite! Tu reviens dans 1/2 heure ok?!"... décidemment c'est trop dur de devenir grande...
Et les NAAST alors? Très sympa mais j'y retournerai pour avoir s'ils ont acquis un peu de maturité.... (qui c'est qu'y a dit que je faisais ma snob?!...)
05 février 2007
Grand Corps Malade (bis)
Grand Corps Malade est passé en concert vendredi soir à l'espace Julien à Marseille.
J'ai réussi à y traîner l'Amoureux qui y avait échappé la dernière fois à la Fiesta des Suds - et oui, l'Amoureux n'aime pas Grand Corps Malade. L'Amoureux ronchonne et prétexte qu'il est fatigué de sa semaine...
Arrivée: plus d'une heure à l'avance (ben quoi, moi je veux bien y voir!)... l'Amoureux râle de plus belle et va s'acheter un sandwich... Là, s'assoit à côté de moi une personne âgée (oui je suis une fille politiquement correcte)... une fan de la première heure, son neveu est le producteur de Grand Corps Malade, j'ai droit à tous les potins, non pas sur la vie de Grand Corps Malade, mais sur la sienne...
Après une heure de conversation, les lumières s'éteignent, ma voisine fait comme au cinéma, elle fait se retourne et lance un "chhhhut, mais c'est pas possible!" Ma voisine aime apprécier Grand Corps Malade dans le calme... l'Amoureux est à l'agonie...
Le concert est somme toute le même que celui de la Fiesta, le contact avec le public est plus travaillé, plus spontané aussi, en même temps l'espace Julien est une salle intimiste. Fabien (ben oui maintenant j'me la joue intime) nous offre deux nouveaux textes, ses musiciens, des nouveaux solo... Entre chaque morceaux ma voisine me fait part de son commentaire, elle "adooore"...
Au final, ma voisine était ravie de sa soirée, elle sera au rendez-vous le 31 mars au Pasino à Aix. L'Amoureux, à qui je n'ai pas parlé de la soirée faute d'avoir été accaparée par ma nouvelle amie (et oui, une dame de son âge qui se fait 2 ou 3 concerts par mois, moi je dis bravo), est soulagé... J'arrive tant bien que mal à lui arracher que "c'était pas mal", une grosse victoire, l'Amoureux manie très bien l'euphémisme. En même temps, il ne pouvait pas le nier, je l'ai vu se reconnaître dans la chanson intitulée "J'aime pas les Gens"...
Et moi? Et ben j'ai passé une agréable soirée moi aussi... c'était la première fois que je voyais un même artiste pour la deuxième fois en concert suite au même album (vous suivez?)... et ben c'était très sympa. C'est comme revoir un film que l'on connaît par coeur - ou comme lorsqu'on écoute plusieurs fois l'album? Oui aussi, oui c'est plus simple comme comparaison... C'est se remettre dans une ambiance bien connue, et apprécier de connaître à l'avance les jeux de scène... Au final ça m'a pas plus marqué que ça, disons pas autant que la 1ère fois mais ça m'a laissé une impression familière, et ça c'est très sympa aussi.
18 janvier 2007
Non Solum ou Merci Sergi!
Ah non mais quel bonheur! Quel BONHEUR! Quel BON-HEUR! Pardon? Je la fais longue? Ah ok pardon j'arrête...
Hier soir, ma maman et moi sommes allées voir Non Solum, une pièce de Jorge Pico et Sergi Lopez, mais oui rappelez vous le bel espagnol de Harry un ami qui vous veut du bien.
La pièce débute, Sergi entre en scène (Quel charisme! Quelle prestance! Quel charme! Ah c'qu'il est sexe j'en peux plus - du calme Dolorès il a même pas encore parlé - Oui mais c'est pas grave, il danse et ce déhanché...) vous l'aurez compris, il en jette un max.
Il est seul sur scène pendant 1h30, et pendant 1h30 il joue le rôle de plusieurs hommes, tous les mêmes et pourtant tous différents...
Je vous vois venir de loin "Ah encore une pièce sur qui on est et d'où on vient?" Alors là je dis oui si vous voulez mais carrément non en fait. Parce qu'une Sergi, c'est Sergi, et l'existentialisme à la Sergi, c'est loin d'être du Lucchini... Pas de prise de tête, "Ah bon de l'existentialisme pas prise de tête?" Ben non justement, c'est franchement drôle, on se croirait presque à un one-man show si les quelques envolées lyriques et musicales (Sergi l'homme orchestre ça vaut vraiment le coup) ne venaient nuancer cette franche rigolade tout en finesse. Parce qu'on oublie vite le Sergi terriblement sexe avec son accent du sud tellement la performance est réussie. C'est tout à fait personnel évidemment, mais je n'ai jamais vu un monologue aussi bien réussi.
Sergi qui imite le trou du cul qu'il qualifie de "renfrogné" (là comme ça je sais ça choque mais moi je suis pas Sergi, Sergi même quand il parle de choses crues et ben c'est pas cru...), Sergi qui joue une conversation muette entre deux personnes qui aiment l'aïoli mais l'un sans ail (si si!), Sergi qui se joue des conventions théâtrales et qui vient dans la salle commenter son propre spectacle (c'est pas nouveau mais Sergi...) Sergi qui fait rallumer la lumière et qui fait mine d'avoir peur des spectateurs..., "Martine Sergi à la plage, Sergi à la montagne, c'est bon on a compris!"
Bon ben si vous avez compris, foncez voir Non Solum si la pièce passe près de chez vous...
Info sur le http://www.nonsolum.net
27 novembre 2006
Et je remets le son!


Alors voilà, ça faisait plusieurs jours que je voulais vous parler de la pièce que je suis allée voir mercredi dernier: Jusqu'à ce que la Mort Nous Sépare de Remi de Vos, avec Catherine Jacob et Micha Lescot (que j'ai découvert et adoré).
Pourquoi je ne vous en ai pas parlé avant?
Et ben je n'y arrivais pas. J'avais pas assimilé la pièce. Il me faut souvent plusieurs jours pour "assimiler" une pièce ou un film (et non! Mon cerveau ne marche pas au ralenti!) C'est juste que comme pour un nouveau disque, j'ai besoin de plusieurs écoutes, enfin ici visions, mais comme je n'ai ni l'argent ni l'envie de voir douze fois la même pièce/film, je me la/le repasse en boucle dans ma tête jusqu'à ce que j'ai "assimilé" le truc. Par "assimiler", j'entends ne garder que l'essence de la pièce ou du film.
Bon ben là ça y est, j'ai enfin assimilé, mais il m'a fallu l'aide de ce petit article (Gilles Rof pour La Provence) ça a été un déclic pour comprendre, je vous le donne tel quel: (parfois on est jamais mieux servi que par les autres!)
Hystérie Alternative (le titre traduit complètement l'ambiance de la pièce)
Un décor seventies, du papier-peint à volutes orange et marron, de la moquette partout et un frigo. Eric Vigner a placé Jusqu'à ce que la mort nous sépare, (...) dans cette drôle de France giscardo-pompidienne. Pourquoi? On ne sait pas trop... Envie esthétique, sûrement. On ne sait pas trop non plus quel est le sens profond de ce huis-clos familial où les cendres d'une grand-mère à peine incinérée servent d'énergie à un trio à l'hystérie en mode alternatif. Le style De Vos fait penser à celui de Philippe Katerine. Mots simples, constatations banales, et soudain, effets terribles en forme de coup de sang. Comme si le ressenti des personnages se concrétisait subitement sur scène: (...) L'excellent Micha Lescot raconte son enfance de fils unique en se défonçant sur le My WAy de Sid Vicious... Dans cette ambiance, le comédien-danseur, au look de star british, est le plus crédible. (...)
"Star british" voilà pourquoi j'ai adoré Micha Lescot, allure longiligne slimanisée. Mais le fameux déclic, ça été cette comparaison avec Philippe Katerine. Je ne connais pas encore très bien, d'ailleurs Père Noël si tu passes par ce blog, je rajoute cet album sur ma liste (et hop!). Je ne connais que le single du dernier album (oui ça va j'ai compris je suis commerciale, mais je me soigne j'ai écouté les autres titres sur internet) et je trouve que ça colle parfaitement à l'esprit de la pièce.
Conclusion: Si Jusqu'à que la Mort Nous Sépare passe par chez vous, allez-y c'est rafraîchissant!
27 octobre 2006
Fabieeeeeeeeeeeeen !!!!
Oui parce que gueuler Grand Cooooooooooorps !!! ça l'fait moyen!
Je vous avez dit que j'irai et j'y suis allée. Hier soir j'étais comme prévu à la Fiesta pour voir Grand Corps Malade. Je dis "comme prévu" mais j'ai failli ne jamais y aller! C'est pas tellement à mon avantage de dire ça mais personne ne voulait m'accompagner! "Ah non j'aime pas", "Ah non je révise", "Ah non j'ai pas 20 euros à mettre la dedans", "Ah non demain j'me lève"... Ah non c'est pas possible j'vais quand même pas rater Grand Corps Malade moi!!! Grand Corps Malade je l'aime moi!!!
Bon finalement j'ai trouvé quelques âmes charitables qui ont bien voulu venir (et en plus qui se sont régalées, na pour les autres! - bon j'arrête la prochaine fois j'aurais encore moins d'amis...) et donc on ça nous a bien plu.
La Fiesta, la soirée, c'était sympa mais c'était quand même pas la folie (comment ça l'argument "demain on est vendredi j'me lève" était recevable?). C'est sur aussi que si on avait été plus nombreux ça aurait été mieux... mais c'était très sympa quand même.
Grand Corps Malade, j'adore.
Grand Corps Malade, je suppose qu'on aime ou on aime pas (oui c'que j'dis est profond). On y est sensible ou on n'y est pas. Parce que quand même, c'est un genre appelé "Slam" mais bon ç'est pas plus que des beaux textes (et j'trouve bien accompagnés pour Grand Corps Malade), c'est pas un genre musical bien orienté, défini et fermé, ça recoupe plusieurs genres, la chanson à textes, le Rap, et ça attire donc un public assez varié, c'est ça qui est sympa. Moi, Grand Corps Malade, ça me transcende, c'est aussi simple que ça. Je sais que les goûts et les couleurs bla bla bla mais bon si on attaque Grand Corps Malade, j'accepte mal la critique, sur la théorie je comprends qu'on puisse ne pas aimer, mais en vrai... je dois encore faire des efforts.
Son concert, j'ai A-DO-RÉ !!! En même temps en tant que presque groupie maladive, il en aurait fallu beaucoup pour que j'aime pas... mais il y a des mais. Oui parce quand même je sais garder mon esprit critique.
Que ça soit clair, j'ai adoré et je retourne le voir le 02 février au Dôme de Marseille sans faute, alors attention...
Mais, j'ai trouvé que ça aurait pu être un poil mieux exploité (j'ai l'impression de me trahir en disant ça...). Je crois qu'il a chanté à peu près toutes les chansons de l'album donc ça c'était cool (en même temps il a fait qu'un album il avait pas trop le choix) mais bon j'aurais, je pense, préféré qu'il fasse le choix délibéré justement d'en supprimer quelques uns au profit de textes inédits - il en a "posé" 4 je vous rassure dont un très "technique" qui a cloturé la soirée en beauté. Je pense aussi qu'il aurait peut être pu réagir un peu plus au public, ses textes étaient très proches de ceux de l'album (ça m'horripile les gens qui disent ça, "ah ben attends tu vas voir ça, c'est nul, autant écouter l'album!")... mais bon, il aurait peut être pu supprimer les références à ses potes qui étaient pas là sur scène mais qui étaient cités dans ses textes, à mon goût c'était un peu bancal mais bon je suppose que la structure des poèmes en aurait pâti,... c'est dur oh qu'est-ce que vous croyez vous!... Et puis la scène, jouer avec le public je suppose aussi que ça s'apprend sur le tas et puis de toute façon il a le temps Fab' il est là pour longtemps, c'est moi qui vous l'dit!
Hmmm... Je t'aime Grand Corps Malade! See you le 02 février...







